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La Communaute de pratique des Etudes sur la securite semenciere pour le Sahel

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NAON Bili <[log in to unmask]>
Sat, 21 Feb 2015 23:31:47 +0000
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Permettez-moi de me présenter. Je suis NAON Bili   je travaille au Service National des Semences au 
Permettez-moi de me présenter. Je suis NAON Bili   je travaille au Service National des Semences au 
Burkina Faso comme inspecteur des semences végétales.
 J’ai participé à l’étude sur la sécurité semencière menées au Burkina Faso plus précisément dans la province du Soum.

 Je souhaite La bienvenue à Emmanuel Gondo dans le cadre du projet OSRO/GLO/303/EC.

Pour cette discussion en ligne qui dit que Les différentes évaluations de la sécurité semencière menées au Burkina Faso, au Niger et au Tchad en 2014 
ont pointé du doigt la qualité de l’aide semencière (sous forme de distribution directe de semence ou DDS)
 aussi bien du point de vue du ciblage des bénéficiaires, que de l’adaptabilité des semences distribuées.

1) 	Je confirme que ce point de vue est vrais , mais résolu depuis 2014 en ce qui concerne la qualité des semences distribuées grâce à  la mise en place d'un nouveau mécanismes de contrôle de qualité des semences et à  l’application des règlements communs de la CEDEAO sur les semences ici au Burkina Faso.

La distribution directe des semences permet de résoudre le problème de l’accessibilité, de disponibilité et de la qualité. La difficulté en ce qui concernait 
la distribution des semences était le problème de qualité, et de mise à disposition à temps des  bénéficiaires des  variétés adaptées à leur  zone agro climatique. 

2)	Pour améliorer  la conduite de l’aide semencière il faut: 

-	Identifier les bénéficiaires par communes et par villages
-	Une équipe d’enquêteurs composée d’agent d’encadrement agricole de la localité, d’agents semenciers, de représentant du donateur de l’aide ; 
        ceux-ci vont  s’entretenir  avec les producteurs des villages bénéficiaires afin d’identifier  les variétés adaptées à leur zone agro climatique.
       Aussi informer  les bénéficiaires de l’importance des semences qu’ils vont recevoir. 

-	Mettre à la disposition de ces villages enquêtés les semences qu’il faut.
-	Les organismes d’aides devraient auparavant identifier les producteurs semenciers par région et par provinces afin que ceci produise des  variétés adaptés à la zone.
-	Si les producteurs semenciers disposent de semences adaptés à la zone sur place les organismes d’aide vont payer ces semences pour donner aux agriculteurs.

3)	 Ainsi le problème de disponibilité, d’adaptabilité des semences distribuées et de ciblage des bénéficiaires sera résolu.

Merci Bonne réception
NAON Bili Inspecteur des semences végétales

           Burkina  Faso
   Burkina Faso



--------------------------------------------
En date de : Jeu 19.2.15, Traore, Souleymane (FAOBF) <[log in to unmask]> a écrit :

 Objet: Re: Discussion en ligne N. 3: l'aide semencière sous forme de distribution directe de semences
 À: [log in to unmask]
 Date: Jeudi 19 février 2015, 12h53
 
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 #yiv2650369753 Chers membres de la Communauté
 des Pratiques (CdP),  Je remercie notre collègue Gatsia
 qui a souligné des points de vue que j’approuve et que
 j’organise de la manière suivante :  1)  De l’organisation de
 l’aide semencière-         
 Il est à préciser que la plupart
 des aides semencières ne sont pas issues en réalité
 d’études préalables permettant de bien apprécier la
 situation du système semencier local avant intervention et
 évaluer les besoins réels avec précision (quantités,
 variétés, zones prioritaires, etc.). Les budgets des
 projets d’urgence ne prennent pas en compte cet aspect
 d’étude ESS et en plus, le temps est cité comme facteur
 limitant ;-         
 L’aide semencière DDS est
 basée au Burkina sur le système semencier
 formel qui fournit aux ménages
 affectés des spéculations et variétés quelque fois
 inadaptées aux besoins des bénéficiaires. Par exemple,
 des variétés de niébé fort appréciées au niveau
 village et commune (du sahel) comme Gorom
 local ne sont plus produites en quantités
 suffisante par les semenciers du système formel : donc une
 intervention en semence de niébé au Sahel a de forte
 chance d’aboutir à des distributions de variétés
 Nafi, Komcallé, Tiligré, plus disponibles de
 nos jours auprès des producteurs semenciers, et donc plus
 faciles à mobiliser par les fournisseurs ayant obtenu
 l’appel d’offre.-         
 La procédure de fourniture des
 semences est longue et compliquée: les procédures (du
 Système des Nations Unies) par soucis d’éthique
 marginalisent souvent en effet le technicien surtout dans le
 choix du fournisseur. Au finish, plusieurs semaines sont
 consommées et la livraison des semences aux bénéficiaires
 se fait toujours en retard par rapport à la saison qui
 n’attend pas ! les procédures actuelles exigent des
 analyses de laboratoire sur la qualité avant distribution
 et les résultats de ces analyses sont souvent en retard et
 sujets même à discussion en fonction des laboratoire
 d’analyse !  2)  De la qualité des
 semences fournies par l’aide semencière par
 DDS :-         
 Comme mentionné par Gatsia, la
 qualité des semences certifiées est souvent douteuse,
 malgré le prix élevé payé par l’Etat et ses
 partenaires pour leur acquisition. Au Burkina Faso, des
 efforts d’organisation du réseau des semences certifiées
 sont consentis chaque année par l’Etat et ses partenaires
 pour détecter les brebis galeuses opérant des pratiques
 frauduleuses (sur la quantité et la qualité des semences)
 grâce à l’instauration du système de regroupement des
 semences dans des magasins scellés et à la normalisation
 de l’emballage/étiquetage des semences.  3)     
 Propositions pour la bonne
 conduite de ces aides semencières : Partant des réalités
 du Burkina Faso, les propositions suivantes pourraient aider
 à améliorer l’efficacité des aides
 semencières :-         
 Inclure le budget des études
 rapides ESS dans toute intervention d’aide
 semencières : ces études (1 semaine-10
 jours) permettent de retenir la forme d’aide souhaitée
 par les bénéficiaires (foire, DDS, coupons, etc.). Elles
 permettent aussi de savoir la disponibilité en semences
 certifiées, les spéculations et variétés disponibles,
 les besoins particuliers de chaque groupe de producteurs
 (semences locales ou semences améliorées,
 etc.) ;-         
 Constituer un catalogue de
 fournisseurs approuvés par le technicien et les services
 techniques de l’Etat comme étant des professionnels
 du domaine des semences et non des commerçants de grains.
 Les fournisseurs attributaires des marchés seront évalués
 chaque année et les fautifs exclus du registre
 (roster) ;-         
 Meilleure diffusion des textes
 réglementaires du domaine des semences aux
 acteurs : les producteurs, fournisseurs, transporteurs,
 etc. doivent connaître les conditions de production, de
 transport, de commercialisation des semences au niveau
 national et international. La loi semencière nationale,
 celle de la sous-région (UEMOA, CEDEAO) doivent être mieux
 diffusées, connues et respectées ;-         
 Anticiper sur les délais et
 simplifier les procédures: les semences devront être
 déposées au niveau village/commune au plus
 tard en début juin ! Lorsque les semences arrivent tard,
 elles courent le risque d’être utilisées à d’autres
 fins ou au meilleur des cas sur des terres incultes car les
 bonnes terres sont déjà utilisées. Une meilleure
 planification dans le temps et dans l’espace. Au Burkina,
 les semences d’une région sont maintenant
 achetés dans ses magasins de regroupement pour être
 distribuées aux producteurs de cette même région et non
 pour des producteurs des régions lointaines !-         
 Poursuivre la procédure de
 regroupement des semences certifiées dans des magasins de
 regroupement par village, commune, province
 etc.  qui seront accompagnées d’un certificat valide :
 facilitation de la traçabilité des semences. Tout
 fournisseur qui livrerait de la mauvaise qualité de semence
 devra être traité comme le prévoit la loi
 semencière.-         
 Accepter la complémentarité
 système formel/système informel : l’étude sur la
 sécurité semencière réalisée dans la province du Soum
 au Burkina en décembre 2014 a montré que la première
 source de semence du petit producteur demeure sa propre
 production constituée de plus de 66% de semences locales
 (secteur informel). Ceci montre que pour le moment, le
 secteur formel à lui seul ne peut encore combler les
 besoins des producteurs !  MERCI A TOUS !!!    --------------------------------------------------
 Olivier Souleymane TRAORE(00226) 70 76 54 38 / 76 62 58
 85  Les travaux de la FAO après les
 catastrophes et dans les situations d’urgence mettent
 l’accent sur la protection et la réhabilitation des
 moyens d’existence agricoles. La FAO s’efforce de
 restaurer la production vivrière, offrant aux producteurs
 un moyen de s’affranchir de l’aide alimentaire et des
 autres formes d’assistance.
  De : La Communaute de
 pratique des Etudes sur la securite semenciere pour le Sahel
 [mailto:[log in to unmask]] De la
 part de tounakissia Gatsia
 Envoyé : jeudi 19 février 2015
 10:14
 À :
 [log in to unmask]
 Objet : Re: Discussion en ligne N. 3:
 l'aide semencière sous forme de distribution directe de
 semences
  Bonjour chers
 membres,
 Je voudrais donner mon point de vue sur la
 problématique de qualité de semences.
 
 Bien entendu, je crois pertinemment que
 l'aide fournie par les organisations sous forme de
 semences  est tintée des défauts. Qui est
 responsable?
  - Dans mes recherches sur le
 terrain,  j'ai cru comprendre que les organismes
 humanitaires sont les premiers responsables, car   beaucoup
 d'entre eux  ont des procédures restrictives (pas
 flexible pour certains montant d'argent). Cela ne
 permet pas au technicien d’opérer un choix technique.
 Le fait de responsabiliser le service logistique pour tout
 achat est un facteur d’échec, car le logisticien
 n'est pas forcement un technicien en la matière.
 Normalement, le technicien doit être associer, mais on
 chante toujours, mais c'est pas toujours facile. Il est
 souvent écarté. Même si  le technicien est impliqué,
 c'est au début, mais tout change après
 lui.- Le
 deuxième problème réside au niveau des acteurs, qui
 cherchent des intérêts égoïstes. Profitant du manque
 d'outils d'analyse de qualité de ces semences dans
 certaines zones, ils achètent aussi, les semences tout
 venant et les réceptionnent comme semences
 améliorées.- Le troisième problème,
 c'est les commerçants analphabète qui confondent
 tout.Bref, la
 grande responsabilité  incombe les organisations, car
 elles donnent  de  mauvais exemples aux paysans et
 commerçants vendeurs de semaines.
 EX: une ONG
 international, travaillant dans un camp de réfugiés au Sud
 du Tchad a distribué des semences qui étaient restées au
 stade végétative après la fin de saison pluvieuse. 
 
 Seuls les animaux ont
 applaudi. D’après l’enquête, on a découvert que
 c'est le sorgho rouge distribué par PAM, donc
 l'ONG a  commandé aveuglement auprès de commerçant
 vendeurs des denrées alimentaires à Moundou.Chers amis,  imaginer le sort
 des producteurs?Normalement, les humanitaires
 devaient avoir une procédure d'achat spécifique pour
 les semences. Elle doit être adaptée  aux conditions
 locales pour éviter le transfert génétique.   Merci à tous les membres!
 
 Bonne suite de
 réflexion.
    Le 19 février 2015 09:56,
 Gondo, Emmanuel (FAOSN) <[log in to unmask]>
 a écrit :Bonjour
 Cher(e) CollèguePermettez-moi de
 me présenter. Je suis Emmanuel Gondo et, dans le cadre du
 projet OSRO/GLO/303/EC, je remplace Roger Shongo au poste
 d’Expert Régional en Systèmes semenciers.  Cette avec
 beaucoup d’enthousiasme que je retrouve la dynamique
 Communauté de pratique des Etudes sur la sécurité
 semencière. Je profite aussi de cette occasion pour vous
 présenter mes vœux les meilleurs pour l’année
 2015. J’ai le
 plaisir de vous annoncer la troisième discussion en ligne
 de la Communauté de pratique (CdP) ESS pour le Sahel sur:
 l’aide semencière sous forme de distribution
 directe de semences.Les différentes
 évaluations de la sécurité semencière menées au Burkina
 Faso, au Niger et au Tchad en 2014 ont pointé du doigt la
 qualité de l’aide semencière (sous forme de distribution
 directe de semence ou DDS) aussi bien du point de vue du
 ciblage des bénéficiaires, que de l’adaptabilité des
 semences distribuées. 1)      Confirmez-vous ce point de vue ? donnez des
 exemples dont vous avez été témoin ou que l’on vous a
 rapporté.2)      De quelle manière pensez-vous que ces aides
 devraient être conduites afin d’améliorer leur
 qualité ?F
 En tant que
 membre de cette Communauté de pratique, vous êtes invités
 à participer activement en envoyant vos commentaires  aux
 préoccupations soulevées ci-dessus. La discussion se déroulera du jeudi 19 au 28 Février
 2015.Nous accordons
 une très grande importance à vos contributions qui nous
 aideront à enrichir le contenu des Revues nationales. Les
 versions finales des Revues nationales seront intégrées à
 une Revue régionale, qui sera un élément clé pour
 l'élaboration d'une nouvelle approche de mise en
 œuvre des ESS qui permettra d'améliorer la sécurité
 semencière de façon plus efficace. Nous vous
 souhaitons une très fructueuse discussion.Emmanuel
 GONDOExpert en
 sécurité des systèmes semenciers et Modérateur de cette
 Communauté de pratique Instructions:è Pour contribuer:
 traiter ce message comme un quelconque courriel: il suffit
 d'appuyer sur le bouton «Répondre», compiler votre
 contribution et cliquer sur «Envoyer».è Cette discussion en ligne est
 modérée: toutes les
 contributions seront d'abord examinées par le
 modérateur de la CdP et, une fois approuvées, seront
 transmises à tous les membres de la CdP. Nous vous prions
 de patienter un jour pour que le modérateur puisse examiner
 le contenu de votre contribution.è
 Votre adhésion: nous apprécions grandement votre contribution
 ainsi que votre présence dans ce forum. Toutefois, si vous
 voulez vous désabonner et ne plus recevoir de messages de
 notre part, envoyez un courriel à [log in to unmask] en demandant votre
 désinscription. Pour plus d’information
 sur les objectifs et les résultats attendus du projet,
 voir: http://www.fao.org/in-action/renforcement-des-capacites-pour-la-securite-alimentaire/.   To unsubscribe from the
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 -- Gatsia Tounakissia
 
 Coordonnateur Projet/Chef de
 Bureau Haraze 
 CARE International au
 Tchad
 Bureau de Goré
 +235
 66 39 76 63 
 +235 99 16 26 80
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