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| Reply To: | La Communaute de pratique des Etudes sur la securite semenciere pour le Sahel < [log in to unmask]> |
| Date: | Tue, 1 Jul 2014 18:54:54 -0000 |
| Content-Type: | multipart/alternative |
| Parts/Attachments: |
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Chers CdP,
Nous notons avec satisfaction votre participation à cette deuxième discussion
qui nous instruits cette fois-ci sur le système formel et les études sur la
sécurité semencière au Sahel.
Le système semencier du Burkina Faso est au cœur du débat, nous pouvons noter
les points saillants suivants qui émergent :
La contribution à la sécurité semencière au Burkina peut compter sur le
système semencier formel. Cette contribution est illustrée dans un certain
nombre des documents qui illustrent les différentes étapes du développement
du système semencier formel du Burkina Faso ainsi que l’implication de la FAO
en appui aux efforts du Gouvernement.
Voici ce que nous pouvons retenir, sur les questions ont été soulevées en
rapport à cette discussion :
Le taux d’utilisation des semences améliorées a été bien documenté par les
deux études effectuées qui a été du reste mise à disposition par la FAO
Burkina que nous remercions au passage pour cela. Nous sommes aussi d’avis
que nous ne devons pas nous éterniser sur ce débat sur le taux d’utilisation
des toutes les cultures confondues qui risque de nous conduire à une
polémique.
Par contre, nous pensons qu’il bon de nous nous situer dans le contexte de
l’analyse à froid de la filière semencière. Comment le système semencier
dans son ensemble et le secteur formel en particulier peut-il permettre de
répondre de manière adéquate à la sécurité semencière d’une plus large gamme
des agriculteurs tant les plus petits que les plus grands ? C’est justement
un consensus sur l’approche qui nous permettrait de capitaliser les bonnes
pratiques au niveau de la communauté des pratiques qui cernerait au mieux
cette analyse de la situation des agriculteurs par rapport aux opportunités
qui leurs sont offertes tant par le secteur formel que par le secteur
informel pour répondre à la sécurité semencière.
Les efforts financiers sont en train d’être consentit par le gouvernement
pour encourager l’utilisation des semences améliorées par le soutien à la
production mais il reste encore beaucoup à faire au niveau de la
sensibilisation des utilisateurs.
L’émergence du secteur privé formel avec quelques entreprises semencière
regroupées autour de l’association nationale des Entreprises semencières du
Burkina Faso.
Il est fait mention d’une implication possible du secteur privé semencier
dans la production de semences de base pour accroitre l’offre de semences
certifiées. Il semble que l’INERA utilise déjà les contractuels privés pour
la production de semences de base. Compte tenu de la spécificité technique de
cette activité cette implication devra se faire avec la surveillance
technique de l’INERA et devrait également susciter une mise en concurrence et
garantir un meilleur rapport qualité-prix.
Cette implication du privé ne doit pas être une fin en soi pour atteindre non
seulement la quantité mais aussi la qualité, pour cela elle doit se
rapprocher le plus possible des préférences de la plus part des utilisateurs
et tenir compte de leur pouvoir d’achat. Une connexion avec la base et une
exclusivité des agriculteurs même les plus petits dans cette dynamique serait
plus porteur de la durabilité.
Cette situation au Burkina reflète-t-elle la situation du Sahel serions-nous
tenter d’affirmer au regard des seules interventions que nous avons
enregistrés jusque-là chers CdP des autres pays? Si c’est ne pas le cas merci
de l’infirmer dans la suite des débats par vos interventions avant la fin de
la discussion.
Merci et bien cordialement
Roger Shongo Diowo
® Expert en sécurité des systèmes semenciers
® Modérateur de la CdP-ESS
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