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La Communaute de pratique des Etudes sur la securite semenciere pour le Sahel

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"Traore, Souleymane (FAOBF)" <[log in to unmask]>
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La Communaute de pratique des Etudes sur la securite semenciere pour le Sahel <[log in to unmask]>
Date:
Thu, 19 Feb 2015 11:53:32 -0000
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Chers membres de la Communauté des Pratiques (CdP),

 

Je remercie notre collègue Gatsia qui a souligné des points de vue que
j’approuve et que j’organise de la manière suivante :

 

1)  De l’organisation de l’aide semencière

-          Il est à préciser que la plupart des aides semencières ne sont pas
issues en réalité d’études préalables permettant de bien apprécier la
situation du système semencier local avant intervention et évaluer les
besoins réels avec précision (quantités, variétés, zones prioritaires, etc.).
Les budgets des projets d’urgence ne prennent pas en compte cet aspect
d’étude ESS et en plus, le temps est cité comme facteur limitant ;

-          L’aide semencière DDS est basée au Burkina sur le système
semencier formel qui fournit aux ménages affectés des spéculations et
variétés quelque fois inadaptées aux besoins des bénéficiaires. Par exemple,
des variétés de niébé fort appréciées au niveau village et commune (du sahel)
comme Gorom local ne sont plus produites en quantités suffisante par les
semenciers du système formel : donc une intervention en semence de niébé au
Sahel a de forte chance d’aboutir à des distributions de variétés Nafi,
Komcallé, Tiligré, plus disponibles de nos jours auprès des producteurs
semenciers, et donc plus faciles à mobiliser par les fournisseurs ayant
obtenu l’appel d’offre.

-          La procédure de fourniture des semences est longue et compliquée:
les procédures (du Système des Nations Unies) par soucis d’éthique
marginalisent souvent en effet le technicien surtout dans le choix du
fournisseur. Au finish, plusieurs semaines sont consommées et la livraison
des semences aux bénéficiaires se fait toujours en retard par rapport à la
saison qui n’attend pas ! les procédures actuelles exigent des analyses de
laboratoire sur la qualité avant distribution et les résultats de ces
analyses sont souvent en retard et sujets même à discussion en fonction des
laboratoire d’analyse !

 

2)  De la qualité des semences fournies par l’aide semencière par DDS :

-          Comme mentionné par Gatsia, la qualité des semences certifiées est
souvent douteuse, malgré le prix élevé payé par l’Etat et ses partenaires
pour leur acquisition. Au Burkina Faso, des efforts d’organisation du réseau
des semences certifiées sont consentis chaque année par l’Etat et ses
partenaires pour détecter les brebis galeuses opérant des pratiques
frauduleuses (sur la quantité et la qualité des semences) grâce à
l’instauration du système de regroupement des semences dans des magasins
scellés et à la normalisation de l’emballage/étiquetage des semences.

 

3)      Propositions pour la bonne conduite de ces aides semencières :
Partant des réalités du Burkina Faso, les propositions suivantes pourraient
aider à améliorer l’efficacité des aides semencières :

-          Inclure le budget des études rapides ESS dans toute intervention
d’aide semencières : ces études (1 semaine-10 jours) permettent de retenir la
forme d’aide souhaitée par les bénéficiaires (foire, DDS, coupons, etc.).
Elles permettent aussi de savoir la disponibilité en semences certifiées, les
spéculations et variétés disponibles, les besoins particuliers de chaque
groupe de producteurs (semences locales ou semences améliorées, etc.) ;

-          Constituer un catalogue de fournisseurs approuvés par le
technicien et les services techniques de l’Etat comme étant des
professionnels du domaine des semences et non des commerçants de grains. Les
fournisseurs attributaires des marchés seront évalués chaque année et les
fautifs exclus du registre (roster) ;

-          Meilleure diffusion des textes réglementaires du domaine des
semences aux acteurs : les producteurs, fournisseurs, transporteurs, etc.
doivent connaître les conditions de production, de transport, de
commercialisation des semences au niveau national et international. La loi
semencière nationale, celle de la sous-région (UEMOA, CEDEAO) doivent être
mieux diffusées, connues et respectées ;

-          Anticiper sur les délais et simplifier les procédures: les
semences devront être déposées au niveau village/commune au plus tard en
début juin ! Lorsque les semences arrivent tard, elles courent le risque
d’être utilisées à d’autres fins ou au meilleur des cas sur des terres
incultes car les bonnes terres sont déjà utilisées. Une meilleure
planification dans le temps et dans l’espace. Au Burkina, les semences d’une
région sont maintenant achetés dans ses magasins de regroupement pour être
distribuées aux producteurs de cette même région et non pour des producteurs
des régions lointaines !

-          Poursuivre la procédure de regroupement des semences certifiées
dans des magasins de regroupement par village, commune, province etc.  qui
seront accompagnées d’un certificat valide : facilitation de la traçabilité
des semences. Tout fournisseur qui livrerait de la mauvaise qualité de
semence devra être traité comme le prévoit la loi semencière.

-          Accepter la complémentarité système formel/système informel :
l’étude sur la sécurité semencière réalisée dans la province du Soum au
Burkina en décembre 2014 a montré que la première source de semence du petit
producteur demeure sa propre production constituée de plus de 66% de semences
locales (secteur informel). Ceci montre que pour le moment, le secteur formel
à lui seul ne peut encore combler les besoins des producteurs !

 

MERCI A TOUS !!!

 

 

-------------------------------------------------- 

Olivier Souleymane TRAORE

(00226) 70 76 54 38 / 76 62 58 85

 

 

Les travaux de la FAO après les catastrophes et dans les situations d’urgence
mettent l’accent sur la protection et la réhabilitation des moyens
d’existence agricoles. La FAO s’efforce de restaurer la production vivrière,
offrant aux producteurs un moyen de s’affranchir de l’aide alimentaire et des
autres formes d’assistance.

 

De : La Communaute de pratique des Etudes sur la securite semenciere pour le
Sahel [mailto:[log in to unmask]] De la part de
tounakissia Gatsia
Envoyé : jeudi 19 février 2015 10:14
À : [log in to unmask]
Objet : Re: Discussion en ligne N. 3: l'aide semencière sous forme de
distribution directe de semences

 

Bonjour chers membres,


Je voudrais donner mon point de vue sur la problématique de qualité de
semences.

Bien entendu, je crois pertinemment que l'aide fournie par les organisations
sous forme de semences  est tintée des défauts. Qui est responsable?

 

- Dans mes recherches sur le terrain,  j'ai cru comprendre que les organismes
humanitaires sont les premiers responsables, car   beaucoup d'entre eux  ont
des procédures restrictives (pas flexible pour certains montant d'argent).
Cela ne permet pas au technicien d’opérer un choix technique. Le fait de
responsabiliser le service logistique pour tout achat est un facteur d’échec,
car le logisticien n'est pas forcement un technicien en la matière.
Normalement, le technicien doit être associer, mais on chante toujours, mais
c'est pas toujours facile. Il est souvent écarté. Même si  le technicien est
impliqué, c'est au début, mais tout change après lui.

- Le deuxième problème réside au niveau des acteurs, qui cherchent des
intérêts égoïstes. Profitant du manque d'outils d'analyse de qualité de ces
semences dans certaines zones, ils achètent aussi, les semences tout venant
et les réceptionnent comme semences améliorées.

- Le troisième problème, c'est les commerçants analphabète qui confondent
tout.

Bref, la grande responsabilité  incombe les organisations, car elles donnent
de  mauvais exemples aux paysans et commerçants vendeurs de semaines.


EX: une ONG international, travaillant dans un camp de réfugiés au Sud du
Tchad a distribué des semences qui étaient restées au stade végétative après
la fin de saison pluvieuse. 

Seuls les animaux ont applaudi. D’après l’enquête, on a découvert que c'est
le sorgho rouge distribué par PAM, donc l'ONG a  commandé aveuglement auprès
de commerçant vendeurs des denrées alimentaires à Moundou.

Chers amis,  imaginer le sort des producteurs?

Normalement, les humanitaires devaient avoir une procédure d'achat spécifique
pour les semences. Elle doit être adaptée  aux conditions locales pour éviter
le transfert génétique. 

 

Merci à tous les membres!

Bonne suite de réflexion.

 

 

Le 19 février 2015 09:56, Gondo, Emmanuel (FAOSN) <[log in to unmask]> a
écrit :

Bonjour Cher(e) Collègue

Permettez-moi de me présenter. Je suis Emmanuel Gondo et, dans le cadre du
projet OSRO/GLO/303/EC, je remplace Roger Shongo au poste d’Expert Régional
en Systèmes semenciers.  Cette avec beaucoup d’enthousiasme que je retrouve
la dynamique Communauté de pratique des Etudes sur la sécurité semencière. Je
profite aussi de cette occasion pour vous présenter mes vœux les meilleurs
pour l’année 2015.

 

J’ai le plaisir de vous annoncer la troisième discussion en ligne de la
Communauté de pratique (CdP) ESS pour le Sahel sur: l’aide semencière sous
forme de distribution directe de semences.

Les différentes évaluations de la sécurité semencière menées au Burkina Faso,
au Niger et au Tchad en 2014 ont pointé du doigt la qualité de l’aide
semencière (sous forme de distribution directe de semence ou DDS) aussi bien
du point de vue du ciblage des bénéficiaires, que de l’adaptabilité des
semences distribuées. 

1)      Confirmez-vous ce point de vue ? donnez des exemples dont vous avez
été témoin ou que l’on vous a rapporté.

2)      De quelle manière pensez-vous que ces aides devraient être conduites
afin d’améliorer leur qualité ?

F En tant que membre de cette Communauté de pratique, vous êtes invités à
participer activement en envoyant vos commentaires  aux préoccupations
soulevées ci-dessus. 

La discussion se déroulera du jeudi 19 au 28 Février 2015.

Nous accordons une très grande importance à vos contributions qui nous
aideront à enrichir le contenu des Revues nationales. Les versions finales
des Revues nationales seront intégrées à une Revue régionale, qui sera un
élément clé pour l'élaboration d'une nouvelle approche de mise en œuvre des
ESS qui permettra d'améliorer la sécurité semencière de façon plus efficace. 

Nous vous souhaitons une très fructueuse discussion.

Emmanuel GONDO

Expert en sécurité des systèmes semenciers et Modérateur de cette Communauté
de pratique

 

Instructions:

è Pour contribuer: traiter ce message comme un quelconque courriel: il suffit
d'appuyer sur le bouton «Répondre», compiler votre contribution et cliquer
sur «Envoyer».

è Cette discussion en ligne est modérée: toutes les contributions seront
d'abord examinées par le modérateur de la CdP et, une fois approuvées, seront
transmises à tous les membres de la CdP. Nous vous prions de patienter un
jour pour que le modérateur puisse examiner le contenu de votre contribution.

è Votre adhésion: nous apprécions grandement votre contribution ainsi que
votre présence dans ce forum. Toutefois, si vous voulez vous désabonner et ne
plus recevoir de messages de notre part, envoyez un courriel à 
[log in to unmask] <mailto:[log in to unmask]>  en demandant
votre désinscription. 

Pour plus d’information sur les objectifs et les résultats attendus du
projet, voir: 
http://www.fao.org/in-action/renforcement-des-capacites-pour-la-securite-alim
entaire/
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mentaire/> .

 

 

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Gatsia Tounakissia

Coordonnateur Projet/Chef de Bureau Haraze 
CARE International au Tchad
Bureau de Goré
+235 66 39 76 63 
+235 99 16 26 80
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