1) Au niveau du Tchad, il faut noter que l'ITRAD (Institut Tchadien de recherche agricole pour le développement) et le BNSP (Bureau National de semences et plants) deux organes spécialisés dans la production et la certification des semences et plants ont vu le jour en 1998 suite au décret N°330/PR/98. Cette initiative émane d'une volonté du Gouvernement Tchadien de donner un coup d'accélérateur au secteur de la recherche sur la production de semences.
Cependant, cette initiative a été vite confrontée au manque de financement (retrait progressif des bailleurs et réduction des subventions de l'Etat). La conséquence immédiate a été le non fonctionnement de la BNSP et le ralentissement des activités sur certaines fermes d'expérimentation et la réduction des quantités (voir qualité) de semences multipliées.
Parallèlement à l'ITRAD et au BNSP, la SODELAC (Société du développement du Lac) a crée en son sein depuis 1990 le centre d'appui technique avec pour mission: la production, la multiplication et la commercialisation de semences de Maïs et de Blé.
Les quantités de semences améliorées mises à la disposition des paysans par ces structures (ITRAD et SODELAC) restent extrêmement faibles, d'ou la forte dépendance vis à vis du secteur informel pour l'acquisition "de graines bonnes à planter". A titre d'illustration, pour la campagne agricole 2012/2013, les différentes fermes semencières de la zone sahélienne de l'ITRAD n'ont produit que 43,3 tonnes de semences de céréales (mil, sorgho) pour une couverture des besoins de seulement 4330 ménages (plus de 500 000 ménages ruraux dans la bande sahélienne).
Fort de ce constat, depuis le 02/02/13, le projet d'Appui à la formulation de la politique semencière nationale (Tchad) a vu le jour. Ce projet devrait à terme:
- produire un plan d'action national
- élaborer les lois et règlements régissant la production, la certification et la commercialisation de semences certifiées, et,
- renforcer les capacités des services liés au contrôle et à la certification des semences.
2) Le Cadre conceptuel comme fondement de l'Étude sur la sécurité semencière s'adosse sur 5 piliers qui sont: la disponibilité, laccessibilité, la qualité de la semence, la qualité variétal et la résilience. Dans le contexte qui est le notre, chacun des cinq piliers n'est véritablement pas satisfait. il importe de ce fait, sur la base des indicateurs affectés aux différents piliers du cadre conceptuel, d'initier des actions dont la mise en oeuvre permettra aux agriculteurs d'atteindre la sécurité semencière.
Cordialement
Emmanuel GONDO
FAO TCHAD
-------- Message d'origine--------
De: La Communaute de pratique des Etudes sur la securite semenciere pour le Sahel de la part de Shongo, Roger (FAOSN)
Date: mar. 24/06/2014 22:06
À: [log in to unmask]
Objet : Discussion en ligne N. 2: Le système semencier formel et les études sur la sécurité semencière au Sahel
Chers membres de la CdP-ESS,
Nous vous remercions pour vos différentes participations actives et bien
appréciées, lors de notre première discussion. Pour votre information, vous
trouverez postés la synthèse de notre première discussion ainsi que le
document final de la revue de la prenant en compte vos contributions.
Nous avons le plaisir de vous annoncer la deuxième discussion en ligne qui
porte sur le thème:
«Le système semencier formel et la sécurité semencière au Sahel».
Au cours des dix dernières années, des efforts ont été déployés et sont en
cours au niveau des pays du Sahel pour développer le secteur formel de
semences qui devront aussi être pris en compte quand on évalue la sécurité
semencière. Quel est l'ampleur des efforts qui ont été déployés ? Dans quelle
mesure contribuent-ils à la sécurité semencière des petits agriculteurs ?
On a par exemple parlé d'un taux d'utilisation de semences améliorées des
nouvelles variétés pour le Burkina Faso qui est globalement de 30%. Comment
l'utilisation du Cadre conceptuel comme fondement de l'Étude sur la sécurité
semencière peut-elle nous aider à mesurer les efforts encore à accomplir pour
que les agriculteurs puissent atteindre la sécurité semencière - en
opposition à leur situation actuelle, dans laquelle pour la plupart ils sont
tributaires de leurs propres réserves, du réseau social, du marché local ou
des aides semencières, aussi bien dans les situations de crise qu'en
situation normale. Quelle est selon vous la situation dans votre pays à ce
sujet ? Qu'est-ce que vous en pensez ?
Cette discussion commence le 25 juin et se termine le 4 juillet 2014. En tant
que membre de cette Communauté de pratique, vous êtes invités à participer en
envoyant vos contributions, vos commentaires et réactions par rapport à ce
sujet.
Nous pensons aussi vous demander de ne pas trop vous formaliser pour les
futurs échanges. Nous restons ouverts à vos suggestions avis et commentaires
en vue de rendre notre Communauté de pratique sur la sécurité semencière de
plus en plus agissante, interactive et mutuellement instructive en termes de
partage d'expérience et de connaissance pour mieux répondre à la sécurité
semencière dans le Sahel.
® Pour voir les discussions précédentes cliquer sur ce lien:
http://www.fao.org/in-action/renforcement-des-capacites-pour-la-securite-alim
entaire/volets-du-projet/semence/renforcement-du-reseau-des-etudes-sur-la-sec
urite-semeniciere/fr/
<http://www.fao.org/in-action/renforcement-des-capacites-pour-la-securite-ali
mentaire/volets-du-projet/semence/renforcement-du-reseau-des-etudes-sur-la-se
curite-semeniciere/fr/>
® Roger Shongo Diowo
® Expert en sécurité des systèmes semenciers
® Modérateur de la CdP-ESS
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