Chers CdP,
Nous notons avec satisfaction votre participation à cette deuxième discussion qui nous instruits cette fois-ci sur le système formel et les études sur la sécurité semencière au Sahel.
Le système semencier du Burkina Faso est au cœur du débat, nous pouvons noter les points saillants suivants qui émergent :
La contribution à la sécurité semencière au Burkina peut compter sur le système semencier formel. Cette contribution est illustrée dans un certain nombre des documents qui illustrent les différentes étapes du développement du système semencier formel du Burkina Faso ainsi que l’implication de la FAO en appui aux efforts du Gouvernement.
Voici ce que nous pouvons retenir, sur les questions ont été soulevées en rapport à cette discussion :
Le taux d’utilisation des semences améliorées a été bien documenté par les deux études effectuées qui a été du reste mise à disposition par la FAO Burkina que nous remercions au passage pour cela. Nous sommes aussi d’avis que nous ne devons pas nous éterniser sur ce débat sur le taux d’utilisation des toutes les cultures confondues qui risque de nous conduire à une polémique.
Par contre, nous pensons qu’il bon de nous nous situer dans le contexte de l’analyse à froid de la filière semencière. Comment le système semencier dans son ensemble et le secteur formel en particulier peut-il permettre de répondre de manière adéquate à la sécurité semencière d’une plus large gamme des agriculteurs tant les plus petits que les plus grands ? C’est justement un consensus sur l’approche qui nous permettrait de capitaliser les bonnes pratiques au niveau de la communauté des pratiques qui cernerait au mieux cette analyse de la situation des agriculteurs par rapport aux opportunités qui leurs sont offertes tant par le secteur formel que par le secteur informel pour répondre à la sécurité semencière.
Les efforts financiers sont en train d’être consentit par le gouvernement pour encourager l’utilisation des semences améliorées par le soutien à la production mais il reste encore beaucoup à faire au niveau de la sensibilisation des utilisateurs.
L’émergence du secteur privé formel avec quelques entreprises semencière regroupées autour de l’association nationale des Entreprises semencières du Burkina Faso.
Il est fait mention d’une implication possible du secteur privé semencier dans la production de semences de base pour accroitre l’offre de semences certifiées. Il semble que l’INERA utilise déjà les contractuels privés pour la production de semences de base. Compte tenu de la spécificité technique de cette activité cette implication devra se faire avec la surveillance technique de l’INERA et devrait également susciter une mise en concurrence et garantir un meilleur rapport qualité-prix.
Cette implication du privé ne doit pas être une fin en soi pour atteindre non seulement la quantité mais aussi la qualité, pour cela elle doit se rapprocher le plus possible des préférences de la plus part des utilisateurs et tenir compte de leur pouvoir d’achat. Une connexion avec la base et une exclusivité des agriculteurs même les plus petits dans cette dynamique serait plus porteur de la durabilité.
Cette situation au Burkina reflète-t-elle la situation du Sahel serions-nous tenter d’affirmer au regard des seules interventions que nous avons enregistrés jusque-là chers CdP des autres pays? Si c’est ne pas le cas merci de l’infirmer dans la suite des débats par vos interventions avant la fin de la discussion.
Merci et bien cordialement
Roger Shongo Diowo
® Expert en sécurité des systèmes semenciers
® Modérateur de la CdP-ESS
To unsubscribe from the CdP-SecuriteSemenciere-L list, click the following link:
https://listserv.fao.org/cgi-bin/wa?SUBED1=CdP-SecuriteSemenciere-L&A=1