Bonjour à tous!

Je  me nomme L. Bemadjira,Chargé de mission AFDI au Tchad.
C'est un réel plaisir pour moi d'apporter ma modeste contribution dans la discussion en ligne et souhaiter à Gondo pleine d'énergie et de réussite dans sa nouvelle tâche.

L’aide semencière est octroyée de façon  inquiétante au Tchad et devient du coup une activité chronique. Peu d’outils sont mises  en place pour une évaluation réelle des besoins en semences et mettre ainsi, un terme à ce type d’assistance.
Ce manquement dans le système semencier est saisi comme une opportunité commerciale rentable à l’avantage des commerçants et intermédiaires, qui se sont  spécialisés dans la fourniture des intrants peu adaptés à la situation agro écologique des zones et qui  développent ainsi un système parallèle d’approvisionnement en semence de qualité douteuse au dépends des paysans.
Au Tchad, les acteurs du système  semencier en situation d’urgence ne font pas de diagnostic approfondi et prennent l’option de distribution directe avec comme hypothèse principale  une pénurie de semence dans la zone d’intervention.
Dans le sahel Tchadien, une récurrence de disponibilité, de qualité, d’adaptabilité, de ciblage de ménages bénéficiaires de DDS se reproduisent tous les ans à cause d’une mauvaise appréciation des problèmes liés à ce  secteur.
Les résultats des évaluations faites au Tchad, Niger et Burkina  corroborent bien les inquiétudes  soulevées ci haut.
Pour résoudre ces difficultés et permettre une mise en œuvre des programmes semenciers adéquats aux réalités des zones agro écologiques, il serait nécessaire et judicieux pour tous les acteurs du système semencier de mettre en place une institution forte de certification, de respecter les différentes étapes et procédure de DDS, de revoir les stratégies d’appui dans les ménages vulnérables afin de mieux prendre en compte les besoins réels des populations affectées par la crise semencière.  

Merci et à très bientôt,
LUBETINSEM Bemadjira
Ingénieur Agronome
Expert en "Protection de l'Environnement et
Amélioration des Systèmes Agraires Sahéliens
pour le Développement Durable"
Chargé de mission AFDI au Tchad
Tel: (00235) 66 74 67 22; 95 00 31 56; 66 27 03 28;
BP: 4072 N'Djamena-Tchad
Mail: [log in to unmask]
Skype: adriano.lube


Le Lundi 23 février 2015 10h56, NAON Bili <[log in to unmask]> a écrit :


Permettez-moi de me présenter. Je suis NAON Bili  je travaille au Service National des Semences au
Permettez-moi de me présenter. Je suis NAON Bili  je travaille au Service National des Semences au
Burkina Faso comme inspecteur des semences végétales.
J’ai participé à l’étude sur la sécurité semencière menées au Burkina Faso plus précisément dans la province du Soum.

Je souhaite La bienvenue à Emmanuel Gondo dans le cadre du projet OSRO/GLO/303/EC.

Pour cette discussion en ligne qui dit que Les différentes évaluations de la sécurité semencière menées au Burkina Faso, au Niger et au Tchad en 2014
ont pointé du doigt la qualité de l’aide semencière (sous forme de distribution directe de semence ou DDS)
aussi bien du point de vue du ciblage des bénéficiaires, que de l’adaptabilité des semences distribuées.

1)     Je confirme que ce point de vue est vrais , mais résolu depuis 2014 en ce qui concerne la qualité des semences distribuées grâce à  la mise en place d'un nouveau mécanismes de contrôle de qualité des semences et à  l’application des règlements communs de la CEDEAO sur les semences ici au Burkina Faso.

La distribution directe des semences permet de résoudre le problème de l’accessibilité, de disponibilité et de la qualité. La difficulté en ce qui concernait
la distribution des semences était le problème de qualité, et de mise à disposition à temps des  bénéficiaires des  variétés adaptées à leur  zone agro climatique.

2)    Pour améliorer  la conduite de l’aide semencière il faut:

-    Identifier les bénéficiaires par communes et par villages
-    Une équipe d’enquêteurs composée d’agent d’encadrement agricole de la localité, d’agents semenciers, de représentant du donateur de l’aide ;
        ceux-ci vont  s’entretenir  avec les producteurs des villages bénéficiaires afin d’identifier  les variétés adaptées à leur zone agro climatique.
      Aussi informer  les bénéficiaires de l’importance des semences qu’ils vont recevoir.

-    Mettre à la disposition de ces villages enquêtés les semences qu’il faut.
-    Les organismes d’aides devraient auparavant identifier les producteurs semenciers par région et par provinces afin que ceci produise des  variétés adaptés à la zone.
-    Si les producteurs semenciers disposent de semences adaptés à la zone sur place les organismes d’aide vont payer ces semences pour donner aux agriculteurs.

3)    Ainsi le problème de disponibilité, d’adaptabilité des semences distribuées et de ciblage des bénéficiaires sera résolu.

Merci Bonne réception
NAON Bili Inspecteur des semences végétales

          Burkina  Faso
  Burkina Faso



--------------------------------------------
En date de : Jeu 19.2.15, Traore, Souleymane (FAOBF) <[log in to unmask]> a écrit :

Objet: Re: Discussion en ligne N. 3: l'aide semencière sous forme de distribution directe de semences
À: [log in to unmask]
Date: Jeudi 19 février 2015, 12h53

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#yiv2650369753 Chers membres de la Communauté
des Pratiques (CdP),  Je remercie notre collègue Gatsia
qui a souligné des points de vue que j’approuve et que
j’organise de la manière suivante :  1)  De l’organisation de
l’aide semencière-         
Il est à préciser que la plupart
des aides semencières ne sont pas issues en réalité
d’études préalables permettant de bien apprécier la
situation du système semencier local avant intervention et
évaluer les besoins réels avec précision (quantités,
variétés, zones prioritaires, etc.). Les budgets des
projets d’urgence ne prennent pas en compte cet aspect
d’étude ESS et en plus, le temps est cité comme facteur
limitant ;-         
L’aide semencière DDS est
basée au Burkina sur le système semencier
formel qui fournit aux ménages
affectés des spéculations et variétés quelque fois
inadaptées aux besoins des bénéficiaires. Par exemple,
des variétés de niébé fort appréciées au niveau
village et commune (du sahel) comme Gorom
local ne sont plus produites en quantités
suffisante par les semenciers du système formel : donc une
intervention en semence de niébé au Sahel a de forte
chance d’aboutir à des distributions de variétés
Nafi, Komcallé, Tiligré, plus disponibles de
nos jours auprès des producteurs semenciers, et donc plus
faciles à mobiliser par les fournisseurs ayant obtenu
l’appel d’offre.-         
La procédure de fourniture des
semences est longue et compliquée: les procédures (du
Système des Nations Unies) par soucis d’éthique
marginalisent souvent en effet le technicien surtout dans le
choix du fournisseur. Au finish, plusieurs semaines sont
consommées et la livraison des semences aux bénéficiaires
se fait toujours en retard par rapport à la saison qui
n’attend pas ! les procédures actuelles exigent des
analyses de laboratoire sur la qualité avant distribution
et les résultats de ces analyses sont souvent en retard et
sujets même à discussion en fonction des laboratoire
d’analyse !  2)  De la qualité des
semences fournies par l’aide semencière par
DDS :-         
Comme mentionné par Gatsia, la
qualité des semences certifiées est souvent douteuse,
malgré le prix élevé payé par l’Etat et ses
partenaires pour leur acquisition. Au Burkina Faso, des
efforts d’organisation du réseau des semences certifiées
sont consentis chaque année par l’Etat et ses partenaires
pour détecter les brebis galeuses opérant des pratiques
frauduleuses (sur la quantité et la qualité des semences)
grâce à l’instauration du système de regroupement des
semences dans des magasins scellés et à la normalisation
de l’emballage/étiquetage des semences.  3)     
Propositions pour la bonne
conduite de ces aides semencières : Partant des réalités
du Burkina Faso, les propositions suivantes pourraient aider
à améliorer l’efficacité des aides
semencières :-         
Inclure le budget des études
rapides ESS dans toute intervention d’aide
semencières : ces études (1 semaine-10
jours) permettent de retenir la forme d’aide souhaitée
par les bénéficiaires (foire, DDS, coupons, etc.). Elles
permettent aussi de savoir la disponibilité en semences
certifiées, les spéculations et variétés disponibles,
les besoins particuliers de chaque groupe de producteurs
(semences locales ou semences améliorées,
etc.) ;-         
Constituer un catalogue de
fournisseurs approuvés par le technicien et les services
techniques de l’Etat comme étant des professionnels
du domaine des semences et non des commerçants de grains.
Les fournisseurs attributaires des marchés seront évalués
chaque année et les fautifs exclus du registre
(roster) ;-         
Meilleure diffusion des textes
réglementaires du domaine des semences aux
acteurs : les producteurs, fournisseurs, transporteurs,
etc. doivent connaître les conditions de production, de
transport, de commercialisation des semences au niveau
national et international. La loi semencière nationale,
celle de la sous-région (UEMOA, CEDEAO) doivent être mieux
diffusées, connues et respectées ;-         
Anticiper sur les délais et
simplifier les procédures: les semences devront être
déposées au niveau village/commune au plus
tard en début juin ! Lorsque les semences arrivent tard,
elles courent le risque d’être utilisées à d’autres
fins ou au meilleur des cas sur des terres incultes car les
bonnes terres sont déjà utilisées. Une meilleure
planification dans le temps et dans l’espace. Au Burkina,
les semences d’une région sont maintenant
achetés dans ses magasins de regroupement pour être
distribuées aux producteurs de cette même région et non
pour des producteurs des régions lointaines !-         
Poursuivre la procédure de
regroupement des semences certifiées dans des magasins de
regroupement par village, commune, province
etc.  qui seront accompagnées d’un certificat valide :
facilitation de la traçabilité des semences. Tout
fournisseur qui livrerait de la mauvaise qualité de semence
devra être traité comme le prévoit la loi
semencière.-         
Accepter la complémentarité
système formel/système informel : l’étude sur la
sécurité semencière réalisée dans la province du Soum
au Burkina en décembre 2014 a montré que la première
source de semence du petit producteur demeure sa propre
production constituée de plus de 66% de semences locales
(secteur informel). Ceci montre que pour le moment, le
secteur formel à lui seul ne peut encore combler les
besoins des producteurs !  MERCI A TOUS !!!    --------------------------------------------------
Olivier Souleymane TRAORE(00226) 70 76 54 38 / 76 62 58
85  Les travaux de la FAO après les
catastrophes et dans les situations d’urgence mettent
l’accent sur la protection et la réhabilitation des
moyens d’existence agricoles. La FAO s’efforce de
restaurer la production vivrière, offrant aux producteurs
un moyen de s’affranchir de l’aide alimentaire et des
autres formes d’assistance.
 De : La Communaute de
pratique des Etudes sur la securite semenciere pour le Sahel
[mailto:[log in to unmask]] De la
part de tounakissia Gatsia
Envoyé : jeudi 19 février 2015
10:14
À :
[log in to unmask]
Objet : Re: Discussion en ligne N. 3:
l'aide semencière sous forme de distribution directe de
semences
 Bonjour chers
membres,
Je voudrais donner mon point de vue sur la
problématique de qualité de semences.

Bien entendu, je crois pertinemment que
l'aide fournie par les organisations sous forme de
semences  est tintée des défauts. Qui est
responsable?
 - Dans mes recherches sur le
terrain,  j'ai cru comprendre que les organismes
humanitaires sont les premiers responsables, car   beaucoup
d'entre eux  ont des procédures restrictives (pas
flexible pour certains montant d'argent). Cela ne
permet pas au technicien d’opérer un choix technique.
Le fait de responsabiliser le service logistique pour tout
achat est un facteur d’échec, car le logisticien
n'est pas forcement un technicien en la matière.
Normalement, le technicien doit être associer, mais on
chante toujours, mais c'est pas toujours facile. Il est
souvent écarté. Même si  le technicien est impliqué,
c'est au début, mais tout change après
lui.- Le
deuxième problème réside au niveau des acteurs, qui
cherchent des intérêts égoïstes. Profitant du manque
d'outils d'analyse de qualité de ces semences dans
certaines zones, ils achètent aussi, les semences tout
venant et les réceptionnent comme semences
améliorées.- Le troisième problème,
c'est les commerçants analphabète qui confondent
tout.Bref, la
grande responsabilité  incombe les organisations, car
elles donnent  de  mauvais exemples aux paysans et
commerçants vendeurs de semaines.
EX: une ONG
international, travaillant dans un camp de réfugiés au Sud
du Tchad a distribué des semences qui étaient restées au
stade végétative après la fin de saison pluvieuse.

Seuls les animaux ont
applaudi. D’après l’enquête, on a découvert que
c'est le sorgho rouge distribué par PAM, donc
l'ONG a  commandé aveuglement auprès de commerçant
vendeurs des denrées alimentaires à Moundou.Chers amis,  imaginer le sort
des producteurs?Normalement, les humanitaires
devaient avoir une procédure d'achat spécifique pour
les semences. Elle doit être adaptée  aux conditions
locales pour éviter le transfert génétique.   Merci à tous les membres!

Bonne suite de
réflexion.
   Le 19 février 2015 09:56,
Gondo, Emmanuel (FAOSN) <[log in to unmask]>
a écrit :Bonjour
Cher(e) CollèguePermettez-moi de
me présenter. Je suis Emmanuel Gondo et, dans le cadre du
projet OSRO/GLO/303/EC, je remplace Roger Shongo au poste
d’Expert Régional en Systèmes semenciers.  Cette avec
beaucoup d’enthousiasme que je retrouve la dynamique
Communauté de pratique des Etudes sur la sécurité
semencière. Je profite aussi de cette occasion pour vous
présenter mes vœux les meilleurs pour l’année
2015. J’ai le
plaisir de vous annoncer la troisième discussion en ligne
de la Communauté de pratique (CdP) ESS pour le Sahel sur:
l’aide semencière sous forme de distribution
directe de semences.Les différentes
évaluations de la sécurité semencière menées au Burkina
Faso, au Niger et au Tchad en 2014 ont pointé du doigt la
qualité de l’aide semencière (sous forme de distribution
directe de semence ou DDS) aussi bien du point de vue du
ciblage des bénéficiaires, que de l’adaptabilité des
semences distribuées. 1)      Confirmez-vous ce point de vue ? donnez des
exemples dont vous avez été témoin ou que l’on vous a
rapporté.2)      De quelle manière pensez-vous que ces aides
devraient être conduites afin d’améliorer leur
qualité ?F
En tant que
membre de cette Communauté de pratique, vous êtes invités
à participer activement en envoyant vos commentaires  aux
préoccupations soulevées ci-dessus. La discussion se déroulera du jeudi 19 au 28 Février
2015.Nous accordons
une très grande importance à vos contributions qui nous
aideront à enrichir le contenu des Revues nationales. Les
versions finales des Revues nationales seront intégrées à
une Revue régionale, qui sera un élément clé pour
l'élaboration d'une nouvelle approche de mise en
œuvre des ESS qui permettra d'améliorer la sécurité
semencière de façon plus efficace. Nous vous
souhaitons une très fructueuse discussion.Emmanuel
GONDOExpert en
sécurité des systèmes semenciers et Modérateur de cette
Communauté de pratique Instructions:è Pour contribuer:
traiter ce message comme un quelconque courriel: il suffit
d'appuyer sur le bouton «Répondre», compiler votre
contribution et cliquer sur «Envoyer».è Cette discussion en ligne est
modérée: toutes les
contributions seront d'abord examinées par le
modérateur de la CdP et, une fois approuvées, seront
transmises à tous les membres de la CdP. Nous vous prions
de patienter un jour pour que le modérateur puisse examiner
le contenu de votre contribution.è
Votre adhésion: nous apprécions grandement votre contribution
ainsi que votre présence dans ce forum. Toutefois, si vous
voulez vous désabonner et ne plus recevoir de messages de
notre part, envoyez un courriel à [log in to unmask] en demandant votre
désinscription. Pour plus d’information
sur les objectifs et les résultats attendus du projet,
voir: http://www.fao.org/in-action/renforcement-des-capacites-pour-la-securite-alimentaire/.   To unsubscribe from the
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-- Gatsia Tounakissia

Coordonnateur Projet/Chef de
Bureau Haraze
CARE International au
Tchad
Bureau de Goré
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66 39 76 63
+235 99 16 26 80
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