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Justin Chisenga, FAO, Italie
- facilitateur de la discussion
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Chers tous,
Merci à tous ceux et celles qui ont contribué à la consultation jusqu'à présent.
La semaine dernière, vous avez abordé presque toutes les questions soumises à discussion. La question 1 a toutefois
reçu plus de contributions que les autres. C’est pourquoi je vous invite tous à réexaminer les questions sur lesquelles vous ne vous êtes pas encore prononcés, et à échanger davantage vos idées, expérience et bonnes pratiques.
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Dans ce post, je vais brièvement passer en revue les contributions apportées à la
question 1. Je passerai aux questions 2 et 3 plus tard dans la semaine.
Les contributions font apparaître un consensus général sur le fait que de nombreuses initiatives de renforcement
des capacités ciblées sur les jeunes africains n’ont pas d’impact durable en raison des nombreux défis auxquels les jeunes sont confrontés après avoir participé à ces initiatives. Beaucoup d’entre vous ont évoqué les « suspects habituels » comme étant les
plus problématiques: le manque ou le caractère inadéquat de l’accès au financement pour créer et développer des agro-entreprises, le manque d’accès à la terre, le manque d’accès aux marchés et les bas prix des produits agricoles.
Certains d’entre vous ont également indiqué que les jeunes manquent de connaissances préliminaires en matière
d’agriculture, que leurs compétences en gestion d’entreprises sont insuffisantes, de même que les compétences en gestion de projet et la connaissance des marchés, facteurs qui contribuent à l’échec des jeunes dans les entreprises à l’issue des initiatives
de renforcement des capacités.
La nature ou la durée de certaines interventions de renforcement des capacités axées sur les jeunes est également
remise en question ; en effet, beaucoup sont de trop courte durée pour permettre à ceux-ci d’acquérir les connaissances et les compétences requises. Le manque de compétences en gestion agricole et commerciale est également évoqué comme argument qui explique
la réticence des institutions financières à financer les jeunes entrepreneurs agricoles.
Le manque d’intérêt et de motivation pour conserver l’intérêt pour l’agriculture est également considéré comme
un défi. Certains jeunes sont invités à se lancer dans l’agriculture ou l’agro-industrie, alors qu’ils ne portent aucun intérêt au secteur en question et en sortent donc très facilement, d’autant plus qu’ils n’ont pas accès au financement des entreprises,
même s’ils ont participé à des initiatives appropriées de renforcement des capacités.
Les contributions ont également fait ressortir plusieurs défis, comme le manque d’accès simplifié aux institutions
(en particulier les organismes gouvernementaux compétents) dans l’espace agricole qui pourraient aider les jeunes dans leurs entreprises agro-industrielles, l’absence de plates-formes ou d’associations pour soutenir les jeunes à l’issue des initiatives de
renforcement des capacités, le manque de programmes d’encadrement et des opportunités qui ne favorisent pas la mise en pratique des connaissances acquises par les jeunes durant le processus de renforcement des capacités.
Au vu des défis mentionnés plus haut, ma question la suivante : les interventions de renforcement des
capacités visant les jeunes en agriculture sont-elles conçues en prenant compte des stratégies de sortie et de durabilité ?
Cordialement
Justin
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