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Il faut que nous sachions désormais que la prospérité économique, l’approvisionnement en énergie, la capacité
industrielle, la santé personnelle et publique, la sécurité, la qualité de l’environnement etc. dépendent tous désormais de la Connaissance. Bien que la connaissance et la technique soient les
principaux capitaux et ressources sociales dans le monde aujourd’hui, elles restent des formes de capitaux toujours mal réparti dans notre monde.
L’éducation de qualité chez nous en Afrique est difficilement accessible. Or ce sont les gens qui ont plus de connaissances ou plus accès à la connaissance et à la technique qui ont plus d’avantages
et qui enregistrent plus de succès, de croissance, que ceux qui n’en ont pas, car « le succès et la croissance sont fonction de la connaissance reçue ».
L’amélioration significative de la qualité des efforts des gens et leur productivité qui sont recherchés dépendront
donc de l’investissement et de la qualité de cet investissement dans le capital humain.
Pour Songhaï, ce concept du capital humain est la mesure de la valeur du savoir, savoir-faire, créativité et
humanité qui peut être acquise à travers un investissement de qualité dans la formation. C’est cela qui constituerait un gisement de citoyens constructifs et engagés, d’entrepreneurs, d’inventeurs et de la main-d’œuvre qualifiée recherchée à l’emploi. Dans
le monde contemporain, la connaissance est donc devenue le capital principal et la ressource sociale fondamentale. Elle est civilisatrice.
En vue de garantir le montage du capital humain qui doit s’équiper pour faire face efficacement aux défis du
développement, des interventions visant à renforcer les capacités et à impliquer les jeunes dans l’agriculture s’organisent çà et là par différents organismes de développement dont la FAO.
Nous allons mettre l’accent sur les points ci-dessous :
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Quels sont les principaux défis rencontrés par les jeunes africains à l’issue des initiatives de développement de capacités axées
sur les jeunes dans le secteur agricole?
Comme les uns et les autres l’ont mentionné dans leurs interventions, les jeunes sont confrontés aux défis de
non suivi après les sessions de renforcement de capacités. Dans la plus part des cas les interventions s’arrêtent juste à un renforcement de capacités. C’est bien de les équiper de connaissances techniques morales, organisationnelles et managériales qui les
amèneront à rendre leurs activités productives mais il ne faudrait pas en faire simplement un modèle habituel de formation, de transfert de technologie ou de production. Cela devrait être plutôt des opportunités incroyables pour la masse critique de jeunes,
un cadre organisationnel et des services favorables pour les jeunes afin de créer, gérer et mettre en réseau leurs entreprises. Beaucoup de contraintes restent à reculer quand ils redescendent dans l’arène de l’entreprise.
Bref, disons que les jeunes sont confrontés au défis de manque de fonds (pas facile d’obtenir des crédits auprès
des banques ou des institutions de micro finances) pour renforcer leurs activités avec un suivi rigoureux qui pourrait permettre de non seulement faire accroitre leur production mais aussi de créer un effet
boule de neige dans leur communauté. Les jeunes sont également confrontés au problème de débouchés pour les quelques-uns qui peuvent voler de leurs ailes pour produire. Egalement, il n’y a pas une politique gouvernementale qui encourage, soutient
et appuie les bénéficiaires de ces différents programmes, du coup le problème est juste déplacé et non résolu car cela ne permet pas d’avoir et de maintenir les jeunes dans l’agriculture qui reste un secteur terriblement porteur.
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De quel type de soutien les jeunes ont-ils besoin dans la phase postérieure au renforcement des capacités ? Que peuvent faire
les jeunes pour s’entraider et renforcer ainsi leurs compétences et leurs capacités ?
Parlant de cette question, les jeunes ont besoin de suivi et accompagnement. C’est très capital. Ceci permettra
de suivre la mise en place de leurs initiatives en milieu réel. Ils ont également besoin d’accompagnements technique, financier et managériale (mise en marché des produits), dans la mise en réseau. Des politiques gouvernementales promouvant l’entrepreneuriat
par des mesures de facilitation pour les jeunes serait un aimant pour les jeunes afin de se jeter et y rester dans ce domaine.
Pour s’entraider et renforcer leurs compétences et capacités les jeunes doivent se mettre ensemble mais malheureusement,
force est de constaté que les jeunes brillent par le désir de réussir seuls. Ils souffrent d’un déficit de co-création, d’action collective. Les jeunes doivent savoir que se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite.
Alors ils doivent se mettre en réseau, avoir régulièrement des échanges sur leurs pratiques, leurs défis, réussite à travers les « farmers to farmers visit » etc.
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Quel environnement incitatif faut-il assurer pour garantir la permanence des jeunes dans les initiatives de renforcement des capacités
dans le secteur agricole ?
Pour avoir les jeunes et les maintenir dans l’agriculture, il faut qu’ils aient des mentors dans les domaines,
des mises à niveau sur les nouvelles techniques de productions, des débouchés pour leur production, des structures de financement des entreprises à vocation agricole qui comprennent et tiennent compte des réalités des entreprises agricoles (un monde à part).
Une politique d’identification et de récompense d’une manière ou d’une autre des meilleures réussites dans le domaine.
Les jeunes ont besoin d’être accompagnés avec des services tels que le
marketing, l'approvisionnement en intrants, les services d'accueil, de réseautage, des prêts financiers et des services consultatifs afin de leur permettre de rester autonomes, de créer une synergie et une coopération entre eux. Un aspect
important à soulever aussi reste vraiment la sélection des personnes qu’il faut pour ces initiatives. Cela leur sera facile d’y rester dans le domaine et d’y amener d’autres à leur emboiter le pas à travers leur réussite. Sur ce il faudra sélectionner ceux
qui sont capables d’intérioriser l’agriculture comme un métier digne, de valoriser les ressources disponibles pour créer la richesse, de devenir des leaders susceptibles de créer une dynamique entrepreneuriale, de développer des attitudes et aptitudes qui
les mettent dans une logique de culture de succès, de produire des biens et services utiles pour le mieux-être socio-économique de leur communauté, de transformer les avantages comparatifs de leur milieu en avantages compétitifs dans un monde de plus en plus
globalisant.
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Les technologies modernes, notamment les technologies de l’information et des communications, ont-elles un rôle à jouer pour assurer
la durabilité des initiatives de renforcement des capacités ?
Elles n’ont pas juste un rôle mais un rôle capital dans le sens où elles peuvent être utilisées pour garder
le contact avec les différents bénéficiaires et les organisateurs des programmes. Elles permettent de donner des informations sur les météorologies, la pluviométrie, les solutions aux pathologies, etc. de communiquer sur les prix du marché par rapport à l’activité
choisit. Elles vont constituer une plateforme d’apprentissage et de formation pour les jeunes en réseau sur le forum. Elles font créer et maintenir un réseau d’entrepreneurs de par le monde. Elles renseignent sur les différentes opportunités à saisir par les
jeunes si disponible.
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