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Nouveau partenariat entre l’Islande et la FAO pour la pêche et la Croissance bleue
Le plan de coopération triennal définit la mise en œuvre des mesures du ressort de l’Etat du port, des équipements fantômes, des écosystèmes marins durables et aborde les questions de genre 21 mars 2019, Rome – L’Organisation
des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le gouvernement islandais ont convenu aujourd’hui de travailler en étroite collaboration afin de faciliter l’élaboration et la mise en œuvre de programmes visant à soutenir la conservation à long
terme des écosystèmes marins vivants, et à libérer le potentiel des écosystèmes marins et d’eau douce du monde.
Ce partenariat vise à apporter un appui financier et technique aux institutions et aux initiatives en cours (comme par exemple
l’Accord sur les mesures du ressort de l’Etat du port) et à réduire la quantité d’engins de pêche abandonnés dans les océans du monde. L’Accord prévoit également de soutenir la restauration des terres, la parité homme-femmes, et les activités plus larges de
la FAO en matière de «Croissance bleue». L’Accord, signé pour une durée de trois ans, prendra fin en 2022, année internationale de la pêche artisanale et de l’aquaculture.
«Le secteur des pêches, l’économie bleue et la santé des océans sont des domaines essentiels pour notre pays, ainsi que
pour notre stratégie de coopération pour le développement, c’est pourquoi ceci représente pour nous un bon moyen de contribuer aux Objectifs de développement durable», a déclaré Mme Marie Erla Marelsdottir, Directrice du développement du Ministère des affaires
étrangères d’Islande, en signant l’accord aujouord’hui. «Le soutien politique qu’apporte l’Islande à la FAO et au secteur des pêches a toujours été considérable, cependant je me
réjouis de l’aspect formel de cet accord», a précisé M. Arni M. Mathiesen, Sous-Directeur général du Département des pêches et de l’aquaculture de la FAO.
La FAO coopère depuis longtemps avec l’Islande, un pays doté d’une vaste zone économique exclusive (ZEE) couvrant environ
754 000 km 2 dans l’océan Atlantique Nord et doué de vastes intérêts et compétences dans le domaine de la pêche, allant des questions de politique et de réglementation à la commercialisation et aux questions de sécurité. Dans le cadre du nouvel accord, l’Islande
apportera un appui financier ainsi qu’une assistance de nature technique couvrant un large éventail de domaines. Par ailleurs, le pays déploiera des experts pour aider la FAO d’une part à identifier, préparer, exécuter, évaluer et examiner ses projets, et
d’autre part à participer à des exercices de renforcement de ses capacités et à des études théoriques.
Les principaux bénéficiaires de la future collaboration seront les millions de personnes pour lesquelles les océans constituent
une ressource unique de services écosystémiques, de biodiversité, d’alimentation et de moyens de subsistance.
Traités, ODD et océans
Le partenariat est susceptible d’évoluer en fonction des priorités, mais les thèmes principaux sont axés sur la réalisation
de plusieurs Objectifs de développement durable, notamment le n°14 – «La vie sous l’eau» -, ainsi que les objectifs 1 et 2, qui appellent à l’élimination de la pauvreté et la réalisation du
programme Faim Zéro. D’un point de vue géographique, les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires en développement sont des cibles prioritaires.
La mise en œuvre de l’Accord sur les mesures du ressort de l’Etat du
port, dont l’objectif est de prévenir, dissuader et éliminer la
pêche illicite, non déclarée et non réglementée en empêchant les navires exerçant de telles activités d’utiliser les ports et de débarquer leurs captures, est l’un des principaux domaines dans lesquels des travaux conjoints sont nécessaires.
L’Islande a joué un rôle actif dans les négociations qui ont abouti à l’accord conclu avec la FAO et en a été l’un des premiers
pays signataires. Près d’un tiers des pays du monde sont maintenant devenus «Parties» au traité qui est entré en vigueur en 2016.
Par ailleurs, l’Islande s’est engagée à aider la FAO dans ses travaux sur les «engins
de pêche fantômes», tels que les filets de pêche abandonnés, perdus ou jetés en mer, qui ajoutent chaque année environ 640 000 tonnes de plastique à la quantité déjà présente dans les océans.
L’Islande et la FAO ont en outre convenu que l’ambition affichée de ce partenariat était de renforcer les travaux sur l’économie
bleue, veillant à ce que les avantages sociaux et économiques durables sur le plan de l’environnement soient maximisés dans les zones côtières.
A cet effet, les investissements seront alloués par le biais du Mécanisme d’appui au programme de partenariat multipartite
(FMM) de la FAO, renforçant ainsi la composante «Océans et Croissance bleue» de ce véhicule novateur et efficace de mise en commun des ressources.
«L’Islande elle-même s’est servie des pêches comme élément de premier plan pour sa stratégie de développement économique, ce qui s’est d’ailleurs avéré efficace en matière d’égalité
des genres, l’un des thèmes principaux de la collaboration avec la FAO dans les pays en développement», a souligné Mme Marelsdottir. |
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